De bons documentaires au programme :
Mardi 15 février à 20h40 sur Arte
« Prêt à jeter » - Un documentaire de Cosima Dannoritzer.
L'obsolescence programmée est un modèle économique qui privilégie la
consommation des produits mais qui a des impacts en matière
d'environnement.
Ampoules électriques, bas nylon, imprimantes, iPods : les fabricants
conçoivent leurs produits en incluant lors de leur fabrication une défaillance
pour encourager les consommateurs à les remplacer plutôt qu'à les réparer.
C'est ce qu'on appelle l'obsolescence programmée, moteur de l'économie moderne.
Ce film révèle les mécanismes de cette machine à produire, démarrée dans les
années 20. Il recueille des témoignages de cette pratique en Catalogne, en
France, en Allemagne et aux Etats-Unis. Il aborde les conséquences sur
l'environnement, notamment à Accra, la capitale du Ghana, où d'énormes
dépotoirs de déchets électroniques se multiplient aux alentours de la
ville.
Mercredi 16 février à 22h55 sur France 3
Manger peut-il nuire à la santé ? - Un documentaire d'Éric
Guéret.
"Manger peut-il nuire à la santé ?" est une investigation longue et
rigoureuse menée durant seize mois au cœur de la fabrique alimentaire. Son
objectif ? Décrypter le contenu de notre assiette grâce à une double
enquête scientifique et de terrain. Son but ? Nous permettre de faire face
à la multitude d’informations anxiogènes et contradictoires auxquelles nous
sommes constamment soumis à propos de ce que nous mangeons. Le brouhaha
médiatique nous ferait en effet presque croire que notre assiette est devenue
notre ennemie. Qu’en est-il ?
Le film s’intéresse aux filières de cinq aliments ou groupes d’aliments
parmi les plus consommés en France : porc, saumon, pomme, tomate, pain et
croissant. Des vergers d’Angoulême aux silos à grains des Moulins de Paris en
passant par une porcherie industrielle près d’Angers ou une ferme d’élevage de
saumons en Norvège, les enquêteurs ont glané les indices de notre malbouffe.
Adjuvants, vitamines de synthèse chinoises, colorants, pesticides,
antibiotiques, PCB, dioxines, autant de molécules chimiques que nous retrouvons
dans notre assiette.
Les preuves recueillies par Isabelle Saporta tout au long de son parcours
ont ensuite été soumises à l’analyse d’une équipe de scientifiques qui l’a
accompagnée durant l’élaboration du film.
Si leurs conclusions sont inquiétantes, le film ne s’arrête pas à un constat
catastrophiste. Il tente d’apporter des conseils au consommateur. Le tableau
n’est pas complètement noir : mieux manger reste possible. A travers les
portraits d’éleveurs ou d’artisans boulangers qui cherchent tout simplement à
offrir à leurs clients des produits de qualité, le film montre qu’une autre
voie est possible.
Le film ne se contente pas de pointer du doigt les dysfonctionnements du
secteur alimentaire, il tente également d’apporter des solutions pour mieux
consommer. Grâce aux conseils des experts, vous pourrez durablement changer
votre façon de manger…